AGENCE POUR LA SCIENCE ET L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR - SERVICES D'INTERPRÈTES JUDICIAIRES - TRADUCTION EN CROATE DES TEXTES RELATIFS AUX DIPLÔMES D'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ÉTRANGERS
Le Bureau national ENIC/NARIC, qui opère au sein de l'Agence pour la science et l'enseignement supérieur, est un centre de référence en matière de mobilité académique et de reconnaissance des diplômes de l'enseignement supérieur, membre du Réseau européen des centres nationaux de référence sur la mobilité académique et la reconnaissance, et le Centre national d'information pour la reconnaissance académique.
L'une des principales missions de cet organisme est la reconnaissance des diplômes d'enseignement supérieur étrangers qui, depuis le 1er juillet 2004, Elle s'effectue sur la base de la loi sur la reconnaissance des diplômes étrangers (Journal officiel n° 158/2003 et 198/2003) et conformément à la loi sur l'activité scientifique et l'enseignement supérieur (Journal officiel n° 123/03, 198/03, 105/04 et 174/04).
La procédure de reconnaissance est un processus complexe dont l'objectif est de « situer » un titre de formation (titres de l'enseignement supérieur, certificats, diplômes et autres documents officiels attestant l'achèvement de l'enseignement primaire et secondaire) obtenu à l'étranger au sein du système éducatif croate, de manière à déterminer à quel niveau d'enseignement il correspond en Croatie. L'ensemble de la procédure se déroule sur la base de documents, dont certains doivent être traduits en croate par un traducteur assermenté.
Nous tenons à souligner que lors de la traduction d'un diplôme d'enseignement supérieur étranger, les traducteurs assermentés ne sont ni compétents ni habilités à interpréter de manière indépendante le titre original décerné et à le remplacer par le nom d'un diplôme croate (qu'ils considèrent comme équivalent).
À titre d'exemple, nous pouvons citer les cas les plus courants où, en raison de l'interprétation propre au traducteur judiciaire, un « Bachelor degree » en langue étrangère est traduit par « diplomirani » ou un doctorat est traduit par « docteur en philosophie ». De telles traductions sont incorrectes et créent une impression trompeuse ou de fausses attentes chez la personne demandant la reconnaissance du diplôme.
Dans de telles traductions, on constate souvent qu’une personne a, par exemple, obtenu le titre de « Bachelor of Economics » après avoir suivi un programme d’économie aux États-Unis. Cette traduction est inexacte et illogique car aux États-Unis- il n’existe aucun programme aux États-Unis à l’issue duquel une personne obtiendrait le titre de « Diplomirani ekonomist » (économiste diplômé), car ce titre n’est pas décerné aux États-Unis, tout comme on ne peut pas obtenir le titre de « Bachelor of Arts » après avoir terminé des études en République de Croatie, puisqu’un tel diplôme n’existe pas en Croatie.
La traduction en anglais d’un diplôme d’enseignement supérieur croate (obtenu dans le cadre du nouveau système en vigueur en République de Croatie depuis l’année universitaire 2005/06) est régie par les articles 71 et 72 de la loi sur l’activité scientifique et l’enseignement supérieur (Journal officiel n° 123/03, 198/03, 105/04 et 174/04) et les diplômes obtenus peuvent être traduits comme suit : Bachelor = baccalaureus/baccalaurea, Master of Science ou Master of Arts /mr. sc./, sauf disposition contraire prévue par un règlement spécial en vertu de l'article 71 de ladite loi.
Lors de la traduction de diplômes étrangers, il n’est pas permis d’interpréter librement le titre initialement décerné figurant sur le diplôme, car il existe à cet effet une procédure distincte et réglementée par la loi (la reconnaissance).
En indiquant le titre initialement décerné sur le diplôme, les interprètes judiciaires contribueraient simultanément au processus de reconnaissance, car pour certains diplômes, le titre original n’est souvent pas clairement visible (par exemple en raison d’un cachet apposé sur le titre – comme c’est le cas sur les diplômes russes ou ukrainiens). Dans de tels cas, il est extrêmement important pour nous de déterminer le titre exact obtenu par la personne, et une traduction par un interprète judiciaire peut alors s’avérer extrêmement utile si le titre est rédigé dans la langue d’origine ou, si possible, dans l’écriture d’origine (cyrillique, arabe, chinoise, etc.).